Cette semaine, nous avons appris la faillite d’idempapers de Virginal. En 2017, la société était déjà déclarée en faillite. Suite à l’intervention de la Sogepa, l’usine a pu être reprise à l'été 2018. Mais nous devons bien constater l’échec de l’investissement.

Depuis le début de l’année ce sont trois sociétés gérées en partie par la Sogepa qui sont en difficulté. Nous avons eu NLMK, ensuite tout récemment Durobor et maintenant Idempapers. L’ouest du Brabant Wallon paie un lourd tribut à un manque de vision .

Hélène Ryckmans (député régionale) : Il nous faut tirer les leçons de l’échec de la Sogepa dans ces dossiers. Trois faillites en 5 mois, des centaines de personnes sur le carreau ! On est en droit de s’interroger sur la vision du projet industriel de cet organisme public qui devrait pouvoir davantage soutenir l’industrie Wallonne et la mettre en route vers des projets d’avenir.

Heyvaert Laurent co président Ecolo Brabant Wallon : Lors de la restructuration de NLMK, nous avons pu constater le manque de vision des administrateurs de la Sogepa. Mais nous avons surtout constaté leur manque d’humanité. La Sogepa a demandé plusieurs fois aux syndicats d’arrêter les grèves pour ne pas vexer les actionnaires russes. Il était à ses yeux plus important de ne pas vexer les actionnaires que d’essayer de comprendre les travailleurs qui se battaient pour leur entreprise. Ce n’est pas acceptable pour une entreprise publique, dont le manque d’empathie rivalise avec le manque de compétence.

Depuis la première faillite d’idempapers, ECOLO demande une vraie task force pour l’Ouest du Brabant Wallon. Elle devrait réunir des personnes de terrain qui connaissent la réalité des différentes communes. Avec une vraie vision d’avenir de l’industrie, cette task force pourrait aider les entreprises à se développer. L’Ouest du Brabant Wallon a toujours été un carrefour stratégique pour les entreprises. Nous sommes persuadés que les entreprises du 21ème siècle trouveront les mêmes avantages à venir s’y installer.